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vendredi 16 septembre 2011

Près de 2 000 personnes marchent à Fréha

Près de 2 000 personnes ont pris part ce jeudi 15 septembre à la marche populaire à laquelle avait appelé la cellule de crise composée des représentants des comités de villages. Les manifestants exigent la délocalisation des casernes de la ville de Fréha et la condamnation du ou des auteur(s) de la bavure militaire qui a coûté dimanche dernier la vie à une habitante de la ville, Zahia Kaci, âgée de 55 ans et mère de 14 enfants.

C’est de l’endroit précis où est morte Zahia Kaci que la procession humaine s'est ébranlée à 9 h 45 pour rejoindre la route nationale longeant la caserne des forces spéciales de l'ANP d'où les rafales ont été tirées. Arrivée devant l'entrée principale de la caserne, la foule a observé une minute de silence avant de se diriger vers le siège de l'APC de Fréha, situé au centre‑ville.
« Délocalisation des casernes de la ville de Fréha », pouvait‑on lire sur l'unique banderole noire arborée par dessus les têtes des marcheurs. Une banderole imposée par les habitants de la ville malgré les demandes de certains cercles connus pour être proches du pouvoir de limiter les revendications à la demande de la vérité sur la bavure militaire et la condamnation de ses auteurs. Les membres de la famille Kaci étaient à la tête de la marche et n'ont pas cessé, durant tout l’itinéraire, d'appeler les manifestants à marcher dans le calme.

Devant l'APC, ils ont pris la parole pour remercier la foule et déclarer que « le combat va continuera jusqu'à la délocalisation des casernes de la ville ». La marche s'est dispersée dans le calme. Pendant toute la durée de la manifestation, tous les magasins de la ville avaient baissé leur rideau.

dimanche 18 octobre 2009

L’armée ratisse les maquis d’Iferhounène et Imsouhal

Les forces de l’ANP, appuyées par plusieurs éléments de la gendarmerie et de la garde communale, ont entamé, depuis jeudi, une impressionnante opération de ratissage dans les maquis limitrophes aux localités d’Imsouhal, Illiltène et Iferhounène.

Selon les (nombreux) échos qui nous sont parvenus de la zone des opérations, l’armée semble résolue a en découdre définitivement avec le groupe armé qui a été signalé récemment dans la région et qui serait composé, à en croire des sources sécuritaires d’une vingtaine d’éléments. En effet, d’importants moyens humains et matériels ont été déployés sur les périmètres ciblés par l’opération, et ce afin d’assurer un maximum d’efficacité.

Nos sources assurent qu’une dizaine d’hélicoptères bombardiers ont intensément pilonné la région dès la matinée de jeudi dernier. Les raids militaires se sont ensuite poursuivis, toujours avec la même cadence, avec la mise à contribution de l’artillerie lourde et des mortiers qui, un week-end durant, n’ont cessé d’“arroser” les endroits suspectés d’abriter le groupe recherché.

Le tout se déroule, apprend-on encore, sous une main de fer imposée par l’impressionnant bouclier dressé par les militaires sur plusieurs kilomètres à la ronde. Ces derniers se sont en effet postés au niveau de toutes les routes, pistes et autres sentiers qui mènent vers la zone des opérations. La mission de repérer et de neutraliser le groupe recherché a été confié à une unité de parachutistes qui aurait atterri sur les lieux dès la nuit de jeudi.

Il va sans dire que, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’opérations, aucune information précise ou officielle n’a filtré sur l’état d’avancement du ratissage, encore moins sur son bilan. Nos sources n’ont également pas pu affirmer si ladite opération risque de s’inscrire davantage dans la durée. Nous y reviendrons.

Ahmed. B.

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