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jeudi 13 octobre 2011

Belkacem Hadjadj honoré à Agadir ( Maroc)

Le réalisateur algérien Belkacem Hadjadj, a été honoré, jeudi, 6 octobre, durant la soirée, à l’occasion du coup d’envoi de la cinquième édition du festival international du film amazigh Isni N’Ourgh qui se déroule dans la ville d’Agadir, au Maroc.

Agadir, Maroc

De notre envoyé spécial

Belkacem Hadjadj a realisé plusieurs films algériens, dont on peut citer, entre autres, le long métrage en Tamazight, intitulé Machahou tournée dans la région de Kabylie.

La cérémonie d’ouverture de cette manifestation s’est tenue en présence de plusieurs hommes du cinéma et du représentant de l’institut royal de la culture amazigh (IRCAM).

« Le cinéma amazigh connaît un essor remarquable ces dernières années. Je considère que l’ouverture de la culture amazigh est liée à l’ouverture de la culture politique », a déclaré Belkacem Hadjadj.

Les organisateurs de cette manifestation ont également rendu hommage au peuple libyen. Le chercheur et universitaire, Hassan Aourid, est revenu aussi, dans sa langue allocution, sur le combat des militants de la cause identitaire, notamment en Algérie, citant, entre autres, le travail de l’anthropologue et écrivain Mouloud Mammeri, le parcours du chantre de la chanson kabyle Matoub Lounes, assassiné en 1998 .

Le président d’honneur du FINIFA a rappelé également les événements d’avril 1980 et de 2001 en Kabylie, avec une pensée particulière à Guermah Massinissa et tous les martyrs du printemps noir.

Par ailleurs, dans la salle, nous avons également remarqué la présence du comédien algérien Fawzi Saichi, dit Remimez , le commissaire du festival du film oriental de Genève, Tahar Houchi, le réalisateur péruvien Cisar Galido et Ali Bouhouf, président de l’association sud nord évolution qui organise, chaque année, la semaine du cinéma algérien à Lille, en France ainsi que Hamid Rebahi, représentant du commissaire du festival du film amazigh en Algérie.

Hafid Azzouzi

Le film documentaire La langue de Zahra se distingue à Agadir : Emotion et nostalgie

Projeté samedi dans une salle archicomble à Agadir (Maroc), ce documentaire de la réalisatrice algérienne Fatima Sissani, qui a décroché le premier prix du Festival international du film amazigh, a donné des frissons à l’assistance qui a suivi avec beaucoup d’attention ce long métrage.

Agadir (Maroc)
De notre envoyé spécial

Le documentaire intitulé La Langue de Zahra, réalisé par Fatima Sissani, une journaliste originaire d’Iferhounène, en Kabylie et qui vit en France depuis l’âge de 6 ans, a suscité beaucoup d’émotion et de nostalgie lors de sa projection, samedi, en soirée, à Agadir, au Maroc, dans le cadre du Festival du film amazigh. Ce produit a décroché le premier prix de cette édition qui s’est clôturée en apothéose, dimanche. Projeté dans une salle archicomble, ce film a donné des frissons à l’assistance qui a suivi avec beaucoup d’attention ce long métrage qui parle de la vie des Kabyles en France. Il évoque aussi l’attachement d’une mère à sa terre natale. Ce produit a été tourné en France et dans les villages d’Iferhounène, avec les images magnifiques d’Azrou N’Thour, un endroit féerique perché sur les hauteurs des majestueux monts du Djurdjura.

C’est là où est organisé, chaque saison estivale, le rituel Assensu, une fête grandiose qui draine des milliers de personnes. «Les Kabyles existent d’abord par la parole. Chaque geste et chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue poétique pleine de métaphores, de proverbes… Ne dit-on pas que dans des contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant. Dans une société de l’immigration, les hommes et les femmes kabyles, souvent analphabètes, sont exclusivement relégués aux rangs d’ouvriers ou de femmes au foyer… On imagine mal les orateurs qu’ils deviennent quand ils retournent à leur langue.

Cette réalité, je l’ai présentée et j’en ai réalisé toute l’acuité mesurée en filmant ma mère, son quotidien et son histoire», nous dira la réalisatrice lors des débats à la fin de la projection : «L’essentiel de mon travail tourne autour de l’immigration, de l’exil. L’exil m’obsède, me fascine et me colle à la peau. Cette fois-ci, c’est ma mère que j’ai laissé s’interroger sur des morceaux de la vie que je n’avais pas trouvé le moment ou l’audace de questionner», nous a-t-elle ajouté.

Notons que le documentaire de Fatima Sissani sera projeté en novembre prochain au Festival Trace de vie à Clermond Ferrand et à Saint-Denis, durant le même mois. En décembre, il sera également à l’affiche à Grenoble, au Mans, en janvier et à Montpellier en février. Par ailleurs, durant la même journée, on a assisté également à la projection des films Hmed Oulkadhi, un roi berbère de l’Algérien Djamel Aït Iftène, La Caravane du Marocain Abdeslam Idrissi, La Chanson de la vie du Péruvien Cisar Galindo, Izenzarene de Christian Lorre, entre autres.

Rappelons, par ailleurs, que la veille, le jeune Farid Cherfaoui avait présenté son court métrage Les bergers du Djurdjura tourné dans la commune d’Aït Bouadou, en Kabylie. Originaire des Maâtkas, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Farid est un jeune réalisateur qui entame une carrière prometteuse dans le cinéma. Il a, pour rappel, décroché le Prix spécial du jury lors de la dernière édition du Festival du film amazigh qui s’est tenu, en mars dernier, dans la ville d’Azeffoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Hafid Azzouzi

lundi 10 octobre 2011

Taos Amrouche, le livre un moyen d’émancipation

L’écriture romanesque dans le parcours de Taos Amrouche a été au centre d’une conférence animée par Djouher Amhis, mercredi à la bibliothèque du Palais de la culture, sous le thème "Taos Amrouche, la romancière".

Professeur de langue française et chercheur dans le patrimoine et la littérature, Mme Amhis a préféré présenter un portrait de la personnalité quasi-mythique de Taos, à travers la projection d’un film documentaire réalisé par la fille de l’écrivaine et de la chanteuse à la voix mélodieuse.

Empreint de nostalgie, le documentaire met en évidence la personnalité remarquable, et à la fois énigmatique, de Taos Amrouche qui était, selon les nombreux témoignages, en permanente quête d’une patrie qui demeura, en dépit de l’exil, gravée à jamais dans son cœur. Taos a consacré une grande partie de sa vie à la transmission de la chanson chaouie et kabyle, héritée de sa mère, Fathma Ath Mansour, aux générations montantes.

"Taos a tenu à faire connaître la musique kabyle, qui fait partie de notre patrimoine authentique", a indiqué Mme Amhis, mettant en exergue le point commun entre la grand mère "Aïni", la mère "Fatma" et la fille "Taos", à savoir l’exil dont elles ont toutes trois souffert. "Outre la mission de faire découvrir ce patrimoine à travers le monde, Taos, qui s’est produite en France, au Maroc et en Espagne, a trouvé en l’écriture un moyen d’émancipation", a-t-elle ajouté.

Dans ses quatre romans, elle évoque sa vie au sein d’une famille qui se distinguait de par ses tenues vestimentaires et ses traditions. "Toutefois, Taos n’a jamais tenté de s’intégrer dans son milieu (les évènements remontent à l’ère coloniale), veillant à être toujours naturelle et se singularisant par ses chansons et sa tenue vestimentaire".

Dans ses deux premiers écrits, la romancière évoque sa famille, son enfance et son pays natal, a indiqué Mme Amhis, relevant que Taos a fait preuve de beaucoup de maturité dans ses deux romans, "L’amant imaginaire" et "Solitude, ma mère". Taos Marie Louise Amrouche est née en 1913, à Tunis où elle vivait avec sa famille. En 1940, elle rencontre, à Madrid, le peintre André Bourdil qu’elle épousa en 1942.

dimanche 9 octobre 2011

ASSAD SI EL HACHIMI (HAUT COMMISSARIAT À L'AMAZIGHITÉ) : «L'édition amazighe rencontre des difficultés»

Rencontré au dernier Salon international du livre d'Alger, Assad Si El Hachimi, directeur de la promotion culturelle au Haut Commissariat à l'amazighité revient dans cette interview sur la quasi-absence du livre amazighe au Sila et sur d'autres sujets culturels inhérents au livre amazigh.

L'Expression: Comment expliquez-vous l'absence du livre amazigh au Sila?
Assad Si El Hachimi: Je pense que le Sila de cette année a été une réussite de par l'engouement qu'il a suscité. Le sens d'un événement culturel, c'est l'engouement qu'il génère. Cette année, il y a eu un saut qualitatif sur le plan organisationnel. Toutefois, il y a un recul par rapport aux éditons précédentes concernant le livre amazigh en dehors de l'espace occupé par le Haut Commissariat à l'amazighité. Est-ce que c'est de l'exclusion? Non. Je ne le pense pas parce que nos jeunes maisons d'éditions, comme Tira, Achab, etc. n'ont pas pu être présentes pour des raisons de procédure. Si elles avaient demandé la gratuité pour avoir des espaces, je pense que le commissariat du salon aurait bien pu l'accorder.

Quelle est la situation de l'édition du livre en tamazight justement?
La réalité est là. L'édition en tamazight rencontre des difficultés, notamment en ce qui concerne la commercialisation des publications. Le directeur des éditions Tira, après son envol il y a environ trois ans, a arraché quelques marchés auprès des institutions, notamment le ministère de la Culture. Les APC par exemple ne s'intéressent pas à l'aquisition du livre amazigh pour renforcer les bibliothèques communales mais aussi pour encourager la lecture publique. Le HCA accompagne l'effort des maisons d'édition qui nous ont présenté des doléances, notamment les éditions Tira. Dans ce sens, on peut effectuer un travail en direction des éditions publiques, notamment l'Enag, l'OPU et autres.

Le HCA continue-t-il à éditer des livres en tamazight?
Le HCA édite toujours sur le compte de l'institution dans le cadre de la collection Idlissen negh. Nous sommes à quatre-vingt-quatorze titres publiés en 1500 exemplaires depuis 2003. Ceci reste toujours maigre mais on peut encore faire un effort sur le plan de l'édition même si le HCA n'est pas éditeur. Le HCA organise annuellement un Salon du livre, c'est la raison pour laquelle on doit faire un effort pour prendre en charge les manuscrits de nos jeunes auteurs.

Le HCA a confié à l'édition certains ouvrages en rapport avec la culture berbère aux éditions Enag. Pouvez-vous nous parler de ces livres qui viennent à peine de paraître?
L'expérience de la coédition remonte à deux ans déjà. Nous avons fait une première expérience avec l'Anep en éditant avec cette dernière quatre titres. Nous avons également coédité avec le ministère de la Culture. Cette année, nous avons trouvé un partenaire qui est l'Enag. Donc, nous avons eu sept titres sur onze qui ont pu être au rendez-vous du Sila. Il s'agit de travaux de consulting. Ce sont des travaux de recherche confiés à des universitaires. Au lieu de les garder en stock à notre niveau, on a préféré les rendre publics et les mettre à la disposition des lecteurs. Nous avons opté pour l'Enag qui a un réseau de distribution à l'échelle nationale. Les perspectives c'est de multiplier ce genre d'initiatives avec les autres partenaires institutionnels comme l'Office des publications universitaires. Nous avons fait la proposition à l'OPU de prendre en charge l'édition des thèses de doctorat d'Etat des trois départements de langue et culture amazighes.

Par

Le parti d’Amara Benyounes se positionne en vue des prochaines législatives

A huit mois des élections législatives, la scène politique commence à s’animer. Ce samedi, l'Union des démocrates républicains (UDR) a tenu un conseil national au siège de l’UGTA à Alger. Son président, Amara Benyounes, a affirmé avoir décidé de participer aux prochaines élections législatives de 2012. Selon lui, les dispositions du nouveau projet de loi sur les partis politiques ne constitueront pas un frein aux ambitions du parti.
Amara Benyounes s'est exprimé sur de nombreuses questions d'actualité, dont celle relative aux réformes décidées par le président de la République en avril dernier. Il a fait remarquer qu'aucune réforme n'a encore été adoptée par l'Assemblée populaire nationale (APN) jusqu'à maintenant. Il s’est également prononcé sur la question de l’ingérence de l’administration dans la gestion des partis politiques. « Ce n'est pas au ministère de l'Intérieur de gérer la relation entre le parti et ses militants », a‑t‑il dit. Concernant la question du nomadisme politique, cet ancien cadre du RCD a tranché : « l'élu n'a de compte à rendre qu'à ses électeurs ».
Le patron de l'UDR s'est prononcé pour un mode de scrutin à la proportionnelle nationale intégrale. Concernant la surveillance des élections, M. Benyounes a souligné qu’un parti avait besoin de 60 000 militants pour surveiller efficacement les urnes. Or, selon lui, aucun parti ne possède autant de militants. Il préconise un accord entre les partis pour lutter contre la fraude.
Abordant la question de la révision constitutionnelle, Amara Benyounes s'est dit contre la Constituante mais il a plaidé pour un référendum. M. Benyounes, qui a soutenu la candidature de Bouteflika en 2004 et 2009, s’est dit « convaincu » que « les propositions de Bouteflika protégeront le caractère démocratique et républicain de l'État algérien ». « Ceux qui demandent la constituante, ce sont les partis ayant participé à Sant’Egidio », a‑t‑il rappelé. Pour lui, beaucoup ont tendance à oublier que la menace intégriste existe toujours. « Nous avons vaincu le terrorisme militairement et j'espère qu'on va le vaincre politiquement », a‑t‑il indiqué. M Benyounes a regretté l'existence d'une « certaine lâcheté » de la classe politique s'agissant du terrorisme.
Amara Benyounes a souligné que les manifestations de janvier ont prouvé l'échec, aussi bien de l'opposition que des partis de l’Alliance présidentielle, à mobiliser les Algériens. D'où, a‑t‑il insisté, la nécessité de l'émergence d'une nouvelle classe politique.

samedi 8 octobre 2011

Tizi Ouzou : La Sûreté de wilaya fait son bilan du mois de septembre 10 débits de boissons alcoolisées fermés

Dix débits de boissons alcoolisées de différentes catégories ont été fermés à Tizi Ouzou. C’est ce qui ressort du bilan des activités des différents services de la Sûreté de wilaya durant le mois de septembre de l’année en cours.

Ainsi, et dans le cadre de leurs activités, les services de la Sûreté de wilaya de Tizi Ouzou, qui ont eu à traiter différentes affaires dont dix exécutions de fermeture de débits de boissons alcoolisées, en plus d’autres demandes de fermeture communiquées aux propriétaires de six débits.

Le communiqué de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya note, aussi, qu’au cours du mois dernier, quatre-vingt-cinq (85) contrôles et suivis ont été effectués pour ce même genre de commerce. Par ailleurs, le document de la Sûreté de wilaya parle de vingt-deux (22) arrêtés de fermeture qui ont été adressés aux propriétaires de commerces, toutes activités confondues, en plus de cent un (101) contrôles et suivis. Sur le registre des affaires relatives aux crimes et délits contre les biens, le service de la police judiciaire a eu à traiter 179 affaires et inculpé 51 personnes.


Dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes, huit affaires ont été traitées et treize personnes ont été présentées au parquet. Dans le même bilan relatif au mois de septembre, il est fait état de 42 affaires relatives aux infractions contre la sûreté publique qui ont été enregistrées avec l’implication de vingt-cinq personnes.

Aussi et dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action initié par la hiérarchie en matière de lutte contre la criminalité urbaine, note le même document, deux cent quinze opérations coup-de-poing, menées à travers la wilaya, ont permis l’interpellation de mille trois cent quatre vingt et une (1381) personnes qui ont été, par la suite, soumises à examen de situation, parmi lesquelles “cinquante-trois (53) ont été présentées au parquet pour différents délits”, précise le bilan de la Sûreté de wilaya, qui note que “ces opérations ont été menées à travers tout le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou”.

Dans le volet de la sécurité publique, le mois de septembre a enregistré vingt-neuf (29) accidents de la circulation sur les routes de la wilaya. Deux (2) personnes ont trouvé la mort au cours de ces accidents, alors que cinquante (50) autres ont été blessées à des degrés divers, lit-on dans le bilan transmis à notre rédaction. Ce dernier signale que pendant le mois écoulé, vingt-neuf (29) mises en fourrière et six cent quarante et une (641) contraventions ont été effectuées, en plus de cent sept (107) permis de conduire retirés et cent soixante six (166) opérations de contrôle et d’intervention exécutées par les éléments de la sûreté de wilaya.

Les commerces illicites n’ont pas échappé à ce plan d’action de lutte contre la criminalité urbaine. En effet, et dans le cadre de la lutte contre ce genre de commerce, le mois de septembre a vu l’interpellation de quinze (15) personnes. Dans un autre volet, le document émanant de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya note que “ trois (3) mesures d’expulsion visant deux ressortissants marocains, pour émigration clandestine, et un (1) Malien, pour séjour illégal, ont été exécutées”.

T. M.

vendredi 7 octobre 2011

JSK Hannachi balise le terrain pour les Qataris : «La JSK n’est pas à vendre !»

Le bras de fer entre le RCD et le président de la JSK Hannachi est loin de connaître son épilogue.

En effet, après la sortie d’avant-hier du député Aït Hamouda, qui n’a pas été avec le dos de la cuillère, pour traiter le premier responsable du club le plus titré, de tous les noms d’oiseaux, ce fut au tour de Hannachi de convoquer hier une conférence de presse. Cependant, le boss des Canaris qui devait saisir l’occasion de répliquer à son détracteur, s’est voulu très limité sur le sujet. «Aujourd’hui, on aurait aimé discuter sur la situation du club, mais malheureusement, nous sommes dans une région ou la politique se mêle et cela fait qu’il est difficile de travailler. En somme, c’est la JSK qui est pris en otage. Je trouve ça vraiment malheureux et je ne m’étalerai pas davantage sur ce point. La JSK n’a jamais rejeté personne et les portes du club sont toujours grandes ouvertes pour ceux qui veulent travailler», dira Hannachi avant de poursuivre : «Moi je fais du sport, donc je n’ai pas à répondre si ce n’est pour dire que c’est un idiot «utile» qui est capable de tout et qu’il n’ y a rien de vrai de tout ce q’il a raconté. Je signe et je persiste pour dire que la JSK n’a pas reçu la moindre subvention de l’APW durant les saisons 2010/ 2011 et 2011/2012». Invité à s’expliquer sur les autres accusations portées à son encontre, Hannachi a promis de revenir sur la question la semaine prochaine dans une conférence de presse. «Je n’en dirais pas plus aujourd’hui, mais je tiendrai la semaine prochaine une conférence de presse, pour revenir sur ce sujet dans les détails, a confié Hannachi, qui enchaînera sur la mauvaise passe que traverse son équipe et qui serait, selon lui, derrière les critiques dont il fait l’objet.

L’équipe doit vite réapprendre à gagner !

«Pour le moment, il est urgent d’assurer une bonne préparation pour l’équipe, afin qu’elle réapprenne à gagner et dépasser ce passage à vide qui est derrière les criques dont je fais l’objet actuellement. Je sais que lorsque l’équipe enregistre de bons résultats, personne n’ose dire quoi que ce soit», précise le président Hannachi avant de poursuivre : «C’est vrai que la JSK traverse une crise. Nous avons fait un bon recrutement et nous avons un staff technique étoffé, mais les résultats ne suivent pas. Les raisons sont liées à la fatigue, car ça fait trois ans que les joueurs n’ont pas bénéficié de repos. Nous comptons d’ailleurs faire l’impasse sur la prochaine édition de la coupe de la CAF. J’ai déjà fait un petit sondage sur la question et il en ressort que personne ne veut de cette compétition. Nous allons récupérer les 2, 7 milliards, mais nous continuons à payer sur le terrain les séquelles engendrées par notre participation en coupe de la CAF».

Ighil a toute notre confiance

Répondant à une question sur les relations entre les dirigeants et les membres du staff technique, Hannachi les a qualifiées d’excellentes. «On se voit tous les jours au niveau de ma résidence, mise à la disposition du club gratuitement, et tout se passe à merveille», confie-t-il. S’agissant de l’entraîneur du club kabyle, le boss dira d’emblée qu’Ighil est connu pour sa compétence. «Toute la région le voulait et on ne peut qu’être heureux de l’avoir parmi nous. C’est quelqu’un qui connaît son métier et qui fait du bon travail. La JSK a perdu des matchs, mais nous ne le lui avons jamais reproché. Et cela est une preuve de confiance. Je sais que le travail qu’il est en train de faire va finir par payer. Nous allons récupérer les internationaux et les joueurs blessés, ce qui fera que l’équipe sera plus forte.
Le déclic se fera face à l’AS Khroub», ajoutera-t-il. Il a annoncé, par ailleurs, la tenue de l’assemblée générale ordinaire pour le lundi 17 octobre et l’AGEX pour le 30 du même mois.
«Nous allons tenir une AGO le 17 octobre prochain où il sera question de présenter les bilans moral et financier de la saison 2009/2010 et une AGEX le 30 du même mois pour les bilans de la saison 2010/2011», dira à ce propos le président avant d’aborder le volet disciplinaire : «Nous avons pris une décision de sanctionner les contestations de décisions envers les arbitres. Le club a été pénalisé et désormais tout joueur fautif devra s’acquitter d’une amende de 50 millions de centimes», révélera Hannachi.

«Zarabi a mis la barre très haut»

Questionné sur l’intérêt que portent certains investisseurs étrangers, dont les Qataris, à la JSK, le président Hannachi a répliqué : « Je n’en ai eu vent que dans la presse, mais ce que je dirai, c’est que tout investisseur est le bienvenu et que nous sommes disposés à discuter toutes les questions liées au sponsoring et les conventions dans le cadre d’un partenariat, mais il est exclu de vendre la JSK».
Revenant sur les discussions avec le défenseur Zarabi, Hannachi estime que ce dernier a mis la barre très haut. «Zarabi a mis la barre très haut. La somme exigée est faramineuse. Les discussions se poursuivent toujours et si Zarabi qui est au chômage veut jouer à la JSK, il sera estimé à sa juste valeur».

«Les tricheries de la commission de discipline doivent cesser»

Concernant la gestion de la ligue professionnelle, Hannachi estime que jusque-là, elle est mauvaise, mais sans pour autant brusquer son premier responsable Mahfoud Kerbadj : «Beaucoup de choses se sont passées, dont le huis clos infligé à la JSK face au MCA, mais je me suis abstenu de faire des déclarations. Ce que je peux dire, c’est que le constat après les quatre premières journées de championnat, est très mauvais pour la suite du parcours. Les tricheries de la commission de discipline qui a truqué des rapports doivent cesser. Elle a été placée par la FAF et elle est présidé par Haddadj qui n’est autre que l’ex-président de la FAF. Les choses doivent vite changer afin de permettre un bon déroulement de la compétition dans un cadre transparent et loyal», a conclu Hannachi.

Salem Klari

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